RÉSUMÉ
Aurélie OMPRARET – Master 2 « Attractivité et Nouveau Marketing Territorial » – Année universitaire 2020/2021
Initialement nées dans les années 1970, les politiques d’attractivité avaient comme principal but pour les états de s’ouvrir aux investissements internationaux, engendrant au fil des années « une course aux investissements étrangers » et une véritable concurrence entre les territoires. Les territoires ont depuis mis en place des politiques d’attractivité territoriale afin d’attirer les investisseurs, par des biais divers tel que la création d’infrastructures ou la mise en place d’avantages fiscaux. Cette démarche, largement entreprise par les collectivités et agences de développement n’a pas seulement des bienfaits pour l’économie des territoires. En effet, aujourd’hui, on peut inévitablement constater que certains d’entre eux sont négativement impactés par une trop forte attractivité. En région Nouvelle-Aquitaine, c’est particulièrement le cas pour la métropole de Bordeaux. Cela se lit particulièrement dans certains secteurs d’activité, comme en témoigne le tourisme, qui se transforme de plus en plus en « surtourisme », et engendre pollution, inflation, dégradation des sites et mécontentement des populations locales. De plus, certains territoires n’ont plus la capacité d’accueillir des flux entrants car leurs ressources ne permettent pas de répondre aux besoins des individus et des activités déjà présents sur le territoire. Ajouté à cela la situation préoccupante du réchauffement climatique évoquée dans le dernier rapport du GIEC, qui alerte sur le changement brutal et rapide du climat.
En réponse à cette problématique, on voit depuis peu apparaître la notion de durabilité dans le développement économique. Certains territoires se questionnent sur l’impact que peut avoir l’attractivité sur leurs propres ressources, actuelles et futures. Pourtant, il est encore difficile de mettre en corrélation développement économique et développement durable, qui peuvent démonter des objectifs sensiblement différents, notamment du point de vue des différents parties-prenantes qui composent chacun de ces deux sujets. La Région Nouvelle-Aquitaine est pourtant précurseuse en la matière, à travers sa feuille de route Néo Terra, la collectivité a la volonté d’accompagner les acteurs publics et privés dans leur transition énergétique et écologique à l’horizon 2030. Aujourd’hui, pour parvenir à une attractivité territoriale durable il est nécessaire de réunir tous les acteurs, et de construire ensemble, afin que chacun y trouve à la fois un intérêt propre mais également un intérêt commun. Ainsi, il parait nécessaire de s’interroger sur la question suivante : Dans quelles mesures les processus d’évaluation coconstruits favorisent-ils l’attractivité économique territoriale durable ? Ce mémoire abordera dans un premier temps la définition de la notion d’attractivité territoriale qui tend de plus en plus à intégrer le concept de la durabilité. Puis, dans un second temps, nous évoquerons les processus d’évaluation des politiques publiques comme appui au développement de l’attractivité territoriale durable. Enfin, il présentera une analyse sur l’attractivité territoriale durable en Région Nouvelle-Aquitaine et ses opportunités en termes de co-construction de l’évaluation de l’attractivité territoriale durable.
Mots-Clés : Attractivité économique, attractivité territoriale durable, coconstruction, développement économique, évaluation, Nouvelle-Aquitaine, région.
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