RÉSUMÉ
Réalisé par IPSOS BVA pour SKEMA Business School et EY, cette 4ᵉ édition du Baromètre Talents analyse l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les attentes des étudiants et jeunes diplômés envers les recruteurs, leurs comportements et leurs projections professionnelles.
Si 96% des étudiants ont déjà utilisé des outils d’IA générative (dont 61% au moins une fois par jour), les trois-quarts d’entre eux considèrent qu’elle peut constituer une menace pour l’emploi des juniors et demandent d’en clarifier les usages. Ainsi, 79 % souhaitent être formés aux outils d’intelligence artificielle (automatisation des tâches répétitives, rédaction de contenus, analyse de données), 40 % attendent la mise en place d’une charte éthique claire par l’entreprise et 48 % insistent pour que l’IA reste un outil de soutien et non de contrôle.
Enfin, 74% des jeunes placent la rémunération en tête de leurs priorités professionnelles (+17 points par rapport à 2025) et ils restent très attentifs à la qualité de vie au travail (relations professionnelles, flexibilité, télétravail etc.).
Mots-clés : charte éthique, compétences, emploi, employabilité, entreprise, équilibre de vie, équilibre vie pro - vie perso, étudiants, intelligence artificielle, IA générative, jeunes diplômés, qualité de vie au travail, responsabilité, ressources humaines, talent, travail.
Illustration : © Skema Business School
Méthodologie de l'enquête
- Échantillon : 1 609 étudiants et jeunes diplômés (moins de 3 ans d’expérience) de l'enseignement supérieur. L’échantillon est composé d’étudiants d’écoles de commerce (44 %), d’écoles d’ingénieurs (26 %), d’universités (14 %) et d’autres établissements (16 %).
- Période d’enquête : du 3 au 22 février 2026
- Méthode : questionnaire auto‑administré en ligne (CAWI)
- Réalisation : Ipsos bva pour SKEMA Business School et EY
Extraits du Baromètre Talents 2026 & IA
Le visuel présente les résultats du Baromètre Talents 2026 sur les usages envisagés de l'intelligence artificielle générative dans le futur emploi des étudiants.
- Réaliser ou simplifier des tâches répétitives : 85 % utiliseraient l'IA (41 % probablement, 45 % certainement).
- Rédiger des notes, synthèses ou comptes rendus : 80 % (41 % probablement, 39 % certainement).
- Analyser des données massives : 79 % (40 % probablement, 39 % certainement).
- Trouver des solutions à des tâches que l'on ne sait pas réaliser : 79 % (51 % probablement, 29 % certainement).
- Trouver de nouvelles idées : 68 % (47 % probablement, 21 % certainement).
- Configurer des agents virtuels : 58 % (38 % probablement, 20 % certainement).
- Interagir avec des clients ou des partenaires : 39 % (28 % probablement, 11 % certainement).
- Prendre des décisions stratégiques : 38 % (28 % probablement, 10 % certainement).
Analyse : si les étudiants envisagent très majoritairement d'utiliser l'IA générative pour des tâches opérationnelles, de rédaction, d'analyse ou d'assistance, ils restent nettement plus réservés lorsqu'il s'agit de déléguer à l'IA des activités impliquant des interactions humaines ou des décisions stratégiques. Les étudiants en écoles de commerce affichent une propension encore plus forte à adopter ces outils.
Le graphique présente les résultats à la question : « Des préoccupations importantes subsistent concernant la réglementation, la déontologie et l'impact environnemental de l'IA. Plus précisément, diriez-vous que l'intelligence artificielle générative… ? »
La perception la plus largement partagée est que l'IA générative permet de gagner en efficacité au travail : 91 % des répondants sont d'accord (contre 92 % en 2025 et 87 % en 2024).
87 % estiment qu'elle constitue une aide pour la vie quotidienne, en progression par rapport à 2024 (75 %).
Les préoccupations réglementaires sont également très fortes : 86 % considèrent que l'IA générative doit être davantage réglementée, un niveau stable par rapport à 2025 (84 %).
Une très large majorité (84 %) pense que l'IA générative représente une menace pour l'environnement.
83 % jugent qu'elle soulève des questions déontologiques concernant l'utilisation des données personnelles, un résultat stable par rapport à 2025 (83 %) et en hausse par rapport à 2024 (80 %).
Le même pourcentage (83 %) considère que l'IA générative est une opportunité de se décentrer des tâches pour se concentrer sur celles à plus forte valeur ajoutée.
79 % pensent qu'elle va creuser les inégalités entre ceux qui la maîtrisent et les autres.
77 % estiment qu'elle pourrait, à terme, priver l'être humain de sa capacité de réflexion, soit une hausse significative par rapport à 2025 (70 %) et 2024 (65 %).
74 % considèrent qu'elle représente une menace principalement pour les postes « juniors ».
Pour aller plus loin :
- Ministère de l'Économie, 18 juin 2026, Entreprises : le plan national « Osez l’IA » renforcé
- France Num, 19 juin 2026, Cursus Intelligence artificielle Bpifrance.
- Anne MOREAUX, 19 juin 2026, IA : les entreprises françaises en avance sur la gouvernance, mesinfos.
- Bpi France, 16 juin 2026, Dossier : 10 domaines d’application de l’intelligence artificielle.