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ÉTUDE | Perceptions et réalités de vie en milieu rural - Familles Rurales x Ifop

Ressources Habitants et Talents Marque, identité et image Territoires ruraux
Perceptions et réalités de vie en milieu rural IFOP 2025

RÉSUMÉ

Ce baromètre de de l'Ifop pour Familles Rurales (octobre 2025) constitue la quatrième vague d'une étude de référence analysant les perceptions et les réalités de vie dans les zones rurales françaises. Il offre un diagnostic approfondi de l'image de la ruralité, révélant une dualité marquée entre un idéal de vie durable et un sentiment croissant de fragilité structurelle.

L'étude est portée par Familles Rurales, une association reconnue d’utilité publique qui agit en faveur des familles sur l'ensemble du territoire, principalement en milieu rural et périurbain. Elle a été réalisée par l’Ifop en ligne du 25 juin au 2 juillet 2025 auprès d'un échantillon représentatif de 1 002 Français et 1 504 ruraux, selon la méthode des quotas. 

Mots-clés : campagne, déclin, désertification médicale, dynamisme, égalité territoriale, élections municipales 2026, emploi, engagement associatif local, freins à l'installation, image de marque, lien social, logement, mobilité rurale, nature, numérique, pouvoir d'achat, qualité de vie, santé, sécurité, services publics

Illustration : Ifop ©

Les éléments clés de l'étude

Un point de vigilance méthodologique est à souligner : depuis 2023, l'étude adopte la définition de l'INSEE pour les « zones rurales » (communes peu denses ou très peu denses), remplaçant l'ancien critère des communes de moins de 2 000 habitants. Cette précision est cruciale pour l'analyse des évolutions historiques, car elle permet une comparaison plus fine des réalités territoriales actuelles

La publication met en lumière plusieurs enjeux déterminants pour la stratégie et le positionnement des territoires :

Une attractivité à double tranchant : Si 78 % du grand public considèrent la campagne comme le mode de vie idéal et que 94 % des ruraux la jugent agréable à vivre, le rapport souligne une hausse brutale du sentiment d'abandon (59 %) et de déclin (48 %) chez les habitants. Ce paradoxe impose de passer d'un discours contemplatif à une communication de réassurance sur la vitalité réelle des territoires.

De nouveaux leviers de différenciation : Au-delà des atouts classiques (calme, nature, qualité de vie), la sécurité s'impose désormais comme une motivation croissante pour l'installation en milieu rural. Parallèlement, le frein du numérique s'estompe, les progrès en matière d'accès à Internet et de télécommunications étant largement reconnus par les résidents.

La réponse aux freins structurels : Pour attirer et retenir des populations, notamment les jeunes (18-24 ans) qui jugent difficile de rester en milieu rural, le rapport identifie des priorités d'action urgentes : la lutte contre la désertification médicale (citée par 72 % des ruraux comme s'étant dégradée) et le maintien des services publics de proximité.

Le défi économique de la mobilité : La dépendance à la voiture individuelle reste un point critique, avec 63 % des ruraux consacrant plus de 70 € par mois à leurs transports, ce qui impacte fortement leur pouvoir d'achat.

La force du capital social local : Le rapport révèle que l'engagement des ruraux est profondément ancré dans le local, 52 % d'entre eux agissant en priorité pour dynamiser leur propre territoire. Cette volonté d'agir pour la vie de la commune constitue un levier majeur pour le renforcement du lien social et le soutien aux initiatives de proximité.

En somme, ce rapport fournit les données nécessaires pour ajuster les promesses territoriales aux attentes réelles des citoyens, tout en identifiant les chantiers prioritaires pour garantir une égalité territoriale durable.