RÉSUMÉ
L’étude du CNER, menée auprès de professionnels d’agences d’attractivité et combinant entretiens, atelier et questionnaire en ligne, met en lumière une évolution des facteurs d’attractivité territoriale. Longtemps centrée sur des critères « hard » (infrastructures, fiscalité, marché), l’attractivité repose désormais sur une approche plus qualitative et humaine. Les agences constatent que la qualité de vie, l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, l’accès aux services de santé, au logement et aux aménités naturelles deviennent stratégiques. Notamment en raison de l’inversion du rapport de force entre salariés et entreprises, dans un contexte de télétravail et d’évolution du rapport au travail.
Confrontées aux tensions sur les ressources (foncier, eau, énergie, talents), les entreprises sont attentives à la transition écologique, la sobriété foncière ou la mobilité douce. Les territoires sont incités à développer des démarches sur-mesure, intégrant des critères émotionnels et qualitatifs plutôt qu’un simple objectif de croissance quantitative. Les leviers identifiés reposent sur l’accompagnement humain (simplification des démarches, hospitalité), la coopération territoriale, le renforcement de la marque employeur, mais aussi l’ancrage de formations adaptées aux besoins en compétences locales. En définitive, l’attractivité s’affirme comme une stratégie intégrée, combinant compétitivité économique, bien-être des habitants et durabilité environnementale.
Mots-clés : attractivité territoriale, concurrence territoriale, eau, énergie, foncier, formation, hospitalité, logement, marque employeur, qualité de vie, talents, télétravail, transition écologique.