RÉSUMÉ
L’étude économique « Le non-départ en vacances : lever les contraintes financières et sociales sans augmenter significativement les dépenses publiques » a été publiée en mai 2026 par le cabinet Asterès, à la demande du fonds de dotation Essentiem.
L'étude quantifie l'ampleur du non-départ en vacances en France (39 % des Français en 2025, seuil OMT) et en Europe (48 %), avec un noyau dur de 22 % de non-partants structurels. Elle détaille les disparités territoriales du phénomène : l'Est et le Nord affichent les taux les plus élevés (47 % et 43 %), les communes rurales de moins de 2 000 habitants dépassent largement l'agglomération parisienne (49 % contre 28 %), et les écarts régionaux sont corrélés aux revenus moyens.
👉 Ces éléments de géographie sociale intéressent directement les acteurs de l'attractivité territoriale, notamment pour évaluer l'accès aux aménités touristiques comme facteur de qualité de vie et de cohésion.
L'étude établit aussi un lien entre offre d'hébergement sous-utilisée en basse saison (48 % des lits vacants) et dynamiques de désaisonnalisation économique locale, en s'appuyant sur des modèles étrangers (Imserso en Espagne, INATEL au Portugal, mobilisation du parc privé en Autriche). Sept propositions sont formulées, articulées entre mobilisation de la demande (prime vacances, don de congés, pass jeunes) et activation de l'offre existante (plateforme VACAF ouverte, résidences secondaires, transport régional à tarif social), sans dépense publique supplémentaire.
Mots-clés : Accessibilité touristique, agglomération parisienne, autriche, catégorie socio-professionnelle, chèques-vacances ANCV, chômage, comités sociaux et économiques, communes rurales, désaisonnalisation, disparités régionales, Espagne, exclusion sociale, hébergement vacant, Imserso, mobilité résidentielle, Nord-Est, non-recours aux droits, Portugal, précarité, prime vacances, privation matérielle, ruralité, seniors, TER, tourisme social, transport régional, VACAF, zonage territorial
Illustration : © Asterès