RÉSUMÉ
Selon NGUYEN et BREUCKER, la sobriété énergétique, autrefois perçue comme une réponse temporaire aux crises énergétiques, doit désormais être inscrite dans une politique structurelle. Dans cette note de l'Institut Jacques DELORS, les auteurs expliquent comment la France doit repenser sa stratégie énergétique pour atteindre ses objectifs climatiques. La réussite du nouveau plan de sobriété énergétique, prévu pour l'automne 2024, repose sur des mesures contraignantes, un contrôle des plus gros émetteurs, et des investissements dans des infrastructures bas carbone. La sobriété ne concerne pas seulement la réduction des émissions, mais elle renforce également la résilience économique et sociale, en apportant des bénéfices géostratégiques et sanitaires. Le rapport recommande d'éviter les approches court-termistes et d'institutionnaliser les mesures pour éviter le risque de « démobilisation » une fois les crises atténuées. L'importance des politiques de sobriété est essentielle pour une transition écologique réussie, garantissant la sécurité énergétique tout en diminuant les inégalités sociales et les impacts climatiques.