RÉSUMÉ
Malgré un contexte international instable et une attractivité européenne en baisse, la France reste la première destination européenne des investissements internationaux. Elle a accueilli 852 projets d’investissement en 2025 (correspondant à 28 000 emplois), devant le Royaume-Uni (730) et l’Allemagne (548). Certains secteurs sont particulièrement représentés : intelligence artificielle, énergie bas-carbone, défense, logistique, logiciel. Toutefois, cette attractivité ne doit pas masquer les difficultés et la baisse des investissements dans l’automobile, la chimie, la plasturgie, la métallurgie ou encore la R&D. Le solde entre ouvertures et fermeture de sites industriels reste positif mais en forte baisse. Selon 500 dirigeants d’entreprises étrangères, la France et ses atouts sont reconnus : 57% d’entre eux envisagent d’y investir en 2026. Mais la confiance est fragilisée par des conditions économiques moins favorables, l’instabilité politique et la faible lisibilité de l’action publique ou encore une fiscalité jugée moins favorable que chez nos voisins. En particulier, les investisseurs allemands et américains ont diminué de moitié leurs investissements en France depuis 2022. Cela s’inscrit dans un mouvement général de baisse des IDE à l’échelle mondiale et européenne, lié en partie aux tensions et conflits géopolitiques et au climat économique qui suscite une attitude attentiste.
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